Clim'Acte3: rencontres et débats d'idées


Douze élus ont répondu favorablement à l’invitation d’une classe.

cliquer pour afficher...
Frédéric Borloz - Jacques Bourgeois - Isabelle Chevalley - Laurence Fehlmann Rielle - Alice Glauser - Roger Nordmann - Valérie Piller Carrard - Matthias Reynard - Ursula Schneider Schüttel - Carlo Somaruga - Adèle Thorens Goumaz - Laurent Wehrli

Isabelle Chevalley rencontre les élèves de deux classes du GYB

Classe Mf1-2 : Isabelle Chevalley – arrivée vers nous munie d’un magnifique sac sur l’épaule, tissé de cornets de plastique récupérés dans les décharges d’Afrique – a exposé avec force et enthousiasme l’idée que le recyclage représentait un moyen très efficace pour infléchir positivement la situation climatique actuellement préoccupante, inquiétante.

Des paroles aux actes, cette parlementaire du parti Vert’libéral nous a démontré que même à notre échelle d’étudiant, nous pouvons amener des changements susceptibles de contribuer à freiner la destruction de notre planète. En quoi consistent donc ces possibilités ? En privilégiant par exemple la consommation d’insectes à de la viande, en évitant de jeter les mégots par la fenêtre de la voiture, en favorisant les transports en commun pour venir au Gymnase ou encore en exprimant nos idées par le biais des votations ou, pour les mineurs, en contactant directement les politiciens afin qu’ils portent nos réflexions au parlement (en tant que personnalités publiques, ils sont joignables par mail ou même par téléphone nous a-t-elle assuré). Avec son optimisme contagieux, cette femme pleine d’entrain et remplie d’imagination, nous affirme qu’il est encore possible d’agir afin de « sauver la Terre », si tout le monde y met du sien.

Selon Mme Chevalley en outre – et ainsi que le conçoit la ligne de son parti –un moteur important permettant le développement de projets écologiques se situe, soulignons-le, sur le plan des ressources économiques, qui ne sont pas encore, selon elle, dévolues toujours aux domaines pertinents.

Classe Mb1-2 : L’écologie peut-elle se développer et perdurer sans apport économique ? Selon la conseillère nationale Isabelle Chevalley, il semblerait que cela ne soit pas possible. Un investissement conséquent dans le domaine de l’écologie nécessite, certes, une somme d’argent colossale au début, mais deviendrait par la suite rentable et bénéfique sur le long terme. Elle évoque un engagement dans le créneau des éoliennes par exemple. Elle affirme que tout le monde peut donner du sien et renverser la tendance actuelle sombre qui se dessine, sur le plan de notre consommation en énergie et quant au « nettoyage » de notre planète polluée. Mme Chevalley mentionne ainsi son dépit quant à la persistance de systèmes de chauffage impliquant le mazout : elle déplore le fait que le remplacement de ces moyens très gourmands en énergie et extrêmement polluants coûte aussi cher et démotive du coup le consommateur et la population à entreprendre des changements. Elle évoque alors la nécessité de faire pression sur les milieux économiques et les banques centrales afin qu’ils influent sur une baisse des coûts des systèmes énergétiques renouvelables, afin que les gens puissent investir davantage dans ces solutions-là.

Col right