Le Projet iGYB

de l'UTOPIE...
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tilise Ton Ordinateur Personnel Intégré à l'Ecole

Le projet a été initié dès 2009 dans une classe pilote avec des iPods-touch; ces premières expériences ont permis de dégager l'intérêt de tels outils dans le cadre des cours... et aussi les limites à fixer pour permettre leur utilisation généralisée. Mais les aspects positifs dominent dans le retour des élèves et des enseignants...

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Reportage de 2010, en allemand et en français

... à la réalité

iGYB devient la réalité de tous les élèves entrant dès août 2013. Le projet a fait son chemin, modifiant certaines pratiques, comme l'illustrent les images ci-contre ou l'article des éditions LEP sur le quotidien de notre école Sac d'école numérique.

Les objectifs sont définis de manière pragmatique. Il s'agit d'intégrer l'appareil informatique de l'élève en cours et d'en bénéficier là où il peut apporter une plus-value. Chaque élève a le choix d'utiliser un ordinateur ou non. Le coût d'une tablette est intégré au coût global des fournitures scolaires, de telle sorte que le fondement de ce choix tient à des préférences de travail et d'organisation de l'élève. Le passage aux ouvrages numériques permet en effet une économie à peu près équivalente au prix d'une tablette.

Les objectifs iGYB reprennent ces lignes directrices, fixent le cadre ainsi que les responsabilités liées à cette intégration. L'humain demeure au centre du projet, aussi technologique soit-il. Aussi, une charte d'utilisation a été constituée spécifiquement pour le projet iGYB, plaçant au centre la démarche pédagogique. Elle laisse ainsi à l'enseignant la liberté de refuser toute utilisation de l'ordinateur à certaines étapes de l'apprentissage.

European Schoolnet consacre un dossier complets aux écoles qui développent des projets de type BYOD (intégrer l'ordinateur des élèves). Sous Switzerland, on trouve un article relatif au GYB et à l'Orientierungschule de Morat.

Le projet s'est concentré dans un premier temps sur les fournitures scolaires, les devoirs, la communication institutionnelle. Mais cette introduction offre aussi un potentiel d'évolution dans les pratiques pédagogiques.

Pratiques pédagogiques

L'introduction d'un appareil informatique en cours pose quelques difficultés. Il a fallu compter avec la réticence de quelques élèves et de certains enseignants: le pouvoir distracteur de la machine et le fait qu'il soit avant tout un outil individuel sont souvent ressortis comme des éléments avec lesquels il n'est pas facile de composer dans le contexte scolaire. L'hétérogénéité des machines rend difficile une démarche où l'enseignant peut guider l'activité de chacun pas à pas, de manière très formelle. Il a donc fallu s'adapter.

Cependant, le projet a permis aussi de dégager des pistes intéressantes.

L’outil informatique comme ressource ponctuelle

La consultation d’un dictionnaire apparaît de manière emblématique comme une des forces de l’outil ; le recours au dictionnaire est rapide, il permet de débloquer une situation, il ne perturbe pas de manière durable l’activité en cours, il peut se faire aussi bien à l’école qu’à la maison de manière ponctuelle. Dans ce même registre, on peut placer le recours à la calculette ou à des recueils de formules / formulaires (physique).
Le poids moyen des fournitures scolaires au GYB est de 12 à 15 Kg. Les ouvrages de référence constituent une partie importante de ces fournitures.

L’outil informatique comme cahier d'exercices

L'outil informatique personnel se prête bien à l’utilisation d’applications visant la répétition et l’entraînement de contenus faciles à formater : vocabulaires dans les langues, exercices en mathématiques, etc.. On peut étendre la chose aux éditeurs de QCM qui permettent à l’enseignant d’appliquer rapidement ce type d’utilisation à d’autres contenus dans sa branche.
La valeur ajoutée de l’outil informatique tient à sa capacité d’enregistrer individuellement le processus d’apprentissage (durée de l’exercice, nombre et type d’erreur) ; il rend donc visible pour l’élève la manière dont il s’y est pris et les difficultés qu’il a rencontrées. Sur cette base, avec le soutien de l’enseignant, chaque élève peut donc « apprendre à apprendre » et adapter sa stratégie d’apprentissage. Certains outils offrent aussi la possibilité de proposer de nouveaux exercices ciblés en fonction de ces constats ; ils renforcent donc la capacité de différenciation de l’enseignant tout en favorisant l’autonomie de l’élève dans ses apprentissages.

L’outil informatique comme document multimédia

L’accès aux ressources de l’internet est un atout de plus en plus important dans la formation. Il nécessite pourtant des compétences spécifiques, que les enseignants peuvent développer avec les élèves. Les documents présentés comprennent des supports textuels, mais aussi des ressources multimédias. Grâce à l’outil informatique personnel, les travaux qui mobilisent des ressources audiovisuelles peuvent faire l’objet de devoirs à domicile plutôt que d’obliger à une présence sur le site de l’école. Dans ce contexte, le recours à des séquences vidéo ou audio comme support d’apprentissage peut être développé.

L’outil informatique comme carnet journalier

Le GYB développe des ressources et des fonctions accessibles via l’outil informatique personnel sur le site internet de l’école. Il met à disposition des élèves un espace de stockage et de partage de documents (avec les camarades pour des travaux de groupe / avec les enseignants pour les devoirs). Il propose aussi une communication par Emails entre les acteurs de la formation. Les feuilles d’absence, les feuilles de notes et la plupart des documents administratifs y sont mis à disposition. Les documents manuscrits peuvent être numérisés gratuitement au GYB.

L'outil informatique comme feuille de suivi des apprentissages

L’utilisation en classe d’applications permettant de poser des questions le vif peut représenter un certain intérêt. Dans ce type de dispositif, le professeur interrompt son cours pour poser une question dont la réponse est brève. Via la communication des résultats par un serveur ad hoc, il peut estimer le pourcentage d’élèves ayant compris son explication ou réclamant des compléments d’information.
Cette piste a encore peu été explorée pour l’instant dans le monde francophone alors qu'elle est bien implantée outre Atlantique.

Le projet en images